16.06.2009

Le dernier crépuscule

Le clapotis de l'eau sur les coques des bateaux,
Le son lisse des vélos qui glissent dans mon dos
Comme les passants à qui je vole quelques mots.
Le calme des montagnes qui règne d'en haut.
Le silence des cygnes face aux râles des corbeaux.

Fugace mais tranquile, invisible; je le vois!
Il s'en va, je le sais, virgule avant la nuit,
Le crépuscule. Il veut s'emparer du décor
Pour l'offrir aux ténèbres, qu'en secret il adore.
Des nuages, pas d'étoile, ni de lune, il sourit.
Avant de fondre en larme; colère et désarroi.

L'Homme, sa ville, ses villages et ses viles lumières
Brisent encore, de quel droit? son union
Avec l'obscurité. Ne serait-il qu'un pion ?
Alors il pense au soir, où, une dernière fois,
Il se déploira, fier, et sans peur, sur la terre.
Il rêve de cet instant, imperceptible et froid.
Il laissera éclater pleinement sa misère.

11.06.2009

L'arnaque

L'arnaque, il n'y en avait qu'une, c'était les banques.

07.06.2009

Un arbre

Un arbre sans vent,
Un arbre sans fleur,
Plein de pluie.
Un arbre lourd,
Lourd de feuilles,
Lourd de grandeur,
Lourd de trois sommets qui s'ignorent,
Lourd d'un âge que je ne connais pas.
Sans rime, ou presque;
Entouré d'immeubles.
Qu'il est beau !