05.11.2009
Inter-chapitre
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Cet inter-chapitre nous est proposé par G.m, alisas Scaph.
"ca se construit petit à petit,
je suis impatient de voir ahon dans une situation concrète en tout cas
ahon a peut être besoin d'expérimenter différentes vies
est ce que tu penses qu'à terme on pourra parfois voter pour faire évoluer ahon dans des situations différentes
moi je vote pour qu'il puisse dire au moins une fois sonic boom"
20:25 Publié dans Dialogue avec Ahon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Chapitre 8 [chapitre précédent ci dessous, c'est le monde à l'Ahonvers]
- Louis ?
- …
Mais où est-il passé ? Ca fait plusieurs jours qu’il a disparu… je ne sais pas si quelqu’un m’entends mais tant pis, je m’exprime… c’est la seule chose que je peux faire à vrai dire. Je suis sur mon tabouret, là. Totalement inutile, lamentable. Ah, oui, concernant Z.f, j’ai menti. Idem pour les amoureux qui parlaient du pont des Arts. Improvisation totale. Tentative. Vous ne le direz pas à Louis, hein ? Je voulais lui faire peur, lui faire croire qu’il se passait des choses qu’il ne contrôlait pas… pour qu’il s’intéresse plus à moi. Cela n’a pas été d’une efficacité redoutable… savez-vous ce que je vis ??? Je suis… je ne sais quoi à vrai dire… je suis doué de pensée… et de parole ? Là, d’une certaine manière, je parle… enfin, je crois… mais les gens autour de moi ne semblent pas m’entendre… voit-il ma bouche bouger ? Ai-je une bouche ? Je n’interagis avec rien. Je vois des choses, toujours les mêmes, et voilà. Tabouret. Cheval. Tabouret. Cheval. Savez-vous combien de pages fait le début du « roman » que Louis a écrit en me faisant ainsi naître ? Une ! Une misérable page. Pas une de plus. J’étais dans un train. Je pensais à elle. Comme tous les soirs depuis 3 mois. Je ne sais même pas qui c’est, elle !!! Mais je me souviens bien que je pensais à elle sur la butte Montmartre, au milieu d’une végétation luxuriante et apaisante. Et puis, ce soir là, je ne sais pas pourquoi, il a décidé que j’irais au bois Jacques Brel. J’y suis arrivé. J’ai été charmé par le lieu. De grands chênes bordant la Seine, de nombreux ponts de bois, quelques bars et petits cinémas de plein air, disséminés au milieu de troncs centenaires. Une douce, lancinante et sage animation. C’est un peu loin de chez moi. Je ne sais même pas où est chez moi. J’aime bien Jacques Brel. Sans avoir jamais écouté une seule de ses chansons. Pourquoi dis-je que j’aime bien Jacques Brel ? Je n’en sais rien. C’est ainsi. Louis a dû le décider. Je suis arrivé donc. Je me suis enfoncé dans le bois. Je me suis installé dans ce bar de plein air, le Trac Tard. Des carcasses de tracteurs multicolores, des tabourets en ébène qui montent et qui descendent en fonction du sens dans le quel on tourne. J’ai bu 7 whiskys. J’étais saoul. J’allais danser. Et puis là, plus rien. Ou plutôt, toujours la même chose. Sauf que parfois, je me retrouve à cheval. Cela ne dure jamais bien longtemps. Et puis je ne vois presque rien, lorsque je suis à cheval. Je distingue péniblement les arbres. Le chemin est toujours le même. Droit. Je suis obligé de me pencher car des branches me cognent la tête. Je préfère encore être sur le tabouret. D’autant qu’il y a la musique. Heureusement qu’il y a la musique. C’est cela qui fait que ma vie demeure supportable. La musique change, elle. Tiens, à l’instant, ils viennent d’annoncer ce qu’ils jouaient. DJ Mujava. Township Funk. Ils ont expliqué qu’à l’époque où cette musique avait été composée, elle était produite par des ordinateurs. Là, ils ont réussi à reconstituer la mélodie avec leurs instruments. Une première, paraît-il selon l’annonce micro. Les instruments à vent réussissent des prouesses. Les percussions également. J’adore. Il y a même des sons dont on se demande d’où ils sortent. Sans doute de ces grands instruments en verre. Enfin. C’est sympa, mais Je ne vais pas vivre de musique éternellement ? Louis parle souvent d’amour. Je crois comprendre de quoi il s’agit. Mais je ne peux le vivre. Avant, je pensais à elle. Depuis quelque temps, je pense à A.S.f. Depuis ce « rêve ». L’image de son visage se dessinant dans cette masse d’air chaude, trouble et colorée… et elle me parlait ! Quelqu’un d’autre que Louis me parlait ! Vous ne pouvez pas imaginer la sensation que cela m’a fait. Sans doute n’aurais-je pas été si bouleversé si sa voix n’avait pas été si envoutante. L’écouter me remplissait de bonheur. Pas le même bonheur que me procure la musique. Quelque chose de plus fort. Mais il n’est plus là. Et, je suis ridicule, là, à parler tout seul. Je dis « vous » mais y a-t-il seulement quelqu’un pour m’écouter ? J’ai tellement envie de me lever et d’aller parler avec des gens ! Merde quoi ! Vous trouvez-pas que ça va un peu lentement, vous ? On se fait chier bordel ! C’est horrible d’avoir conscience du possible mais de n’y pouvoir accéder. Dites à Louis de se sortir les doigts ! Il n’est même pas là pour me souhaiter bonne nuit….
00:20 Publié dans Dialogue avec Ahon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.11.2009
Chapitre 7 [chapitre précédent ci dessous, c'est le monde à l'Ahonvers]
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- Ahon ?
- ?
- M’entends-tu ?
- Oui, je t’entends, mais qui es-tu ? Ta voix est douce, elle me caresse… pas comme celle de Louis, qui m’agresse… c’est agréable… qui es-tu ?
- Peu importe mon nom, je suis là pour t’aider.
- M’aider à quoi ?
- A devenir quelqu’un Ahon. Ce n’est pas en écoutant ton égocentrique créateur que tu gagneras ta liberté…
- Est-ce normal que je vole ?
- C’est normal Ahon, tu es libre.
- Déjà ?
- Pas encore pour toujours, mais pour l’instant.
- Il y a des fleurs tout autour de moi… elles sentent bon, elles sont belles, elles volent avec moi. Je suis heureux. Je sais qui tu es. Tu es AS.f.
- Tu es encore plus doué que je ne le pensais Ahon, tu m’aimeras.
- M’aimeras-tu ?
- Tu devras m’aimer d’abord.
- Puis-je aimer une voix ?
-Je ne suis pas qu’une voix Ahon.
- Me voilà allongé dans un lieu magnifique ! Que je ne saurais décrire ! Il fait chaud. Mais je suis toujours seul.
- Tu n’es pas seul Ahon, je suis avec toi. Retourne-toi.
- C’est encore plus beau ! Mais je ne vois personne.
- Concentre-toi.
- Je ne vois que des couleurs… des couleurs sans forme, mais dont l’harmonie est incontestable.
- Concentre-toi encore, tu sais qui je suis, n’est-ce pas ?
- Une amie de Louis…
- Oublie Louis.
- Je vois se dessiner les contours d’un visage…
- Tu m’aimeras.
- Je t’aime déjà.
- Non, Ahon, l’amour est beaucoup plus fort que cela.
- Je ne vois pas tes yeux…
- Patience, Ahon.
- Je m’envole à nouveau… mais il fait noir cette fois-ci… et froid… l’atmosphère est lugubre… j’ai peur… AS.f ???
- …
- AS.f ???
- Je tombe, j’ai peur, je tombe, j’ai peur… je vais mourir. Je crie.
- Ahon ? Que se passe-t-il ?
- Louis ? Où est AS.f ?
- AS .f ? Je croyais que tu avais compris que…
- Elle me parlait…je volais… j’étais heureux.
- Tu as rêvé Ahon.
- Qu’est-ce qu’un rêve ?
- Bonne nuit Ahon.
22:27 Publié dans Dialogue avec Ahon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

