14.10.2008
Lundi soir
L'après théâtre...
Après le premier cours, personne ne s'était retrouvé pour boire un coup.
Après le second, nous étions deux, A.m et moi.
Après le troisième, nous étions 6. J.f n'était pas là.
Après le quatrième, nous étions une dizaine. J.f était là.
Elle avait donc un "copain". Je le savais depuis hier. Depuis 4 ans. Je le savais depuis ce soir.
En redescendant la rue de Ménilmontant, avec I.f (pas celle du boulot, celle du théâtre) et J.f, nous sommes passés devant la place de ... Ménilmontant. Je leur ai raconté - car je suis du genre à tout raconter assez facilement - que, d'après moi, c'était sur cette place, qu'un soir, M.f avait sans doute pris la décision de me quitter. Nous étions avec (je ne citerai personne) saouls, en train de jouer avec des plots de chantiers. Nous les mettions dans les arbres, sur les murets, sur les voitures. M.f était là. Seule au milieu d'énergumènes en quête de sensations hors quotidien. Elle s'ennuyait. Je n'avais pour elle aucune attention. Quelques semaines plus tard, je me cassais la jambe dans le même genre de circonstances. Quelques semaines plus tard, elle me quittait.
I.f et J.f semblaient ne pas me croire lorsque je leur disais que j'étais remis de cette rupture. 4 ans, 4 mois. Cela paraissait pourtant assez logique. Bien sur, j'avais cru un moment ne jamais me relever. Mais il fallait bien marcher !
Pendant ce temps là, A.m était dans une rue parallèle; ou plutôt perpendiculaire. Il cherchait à recroiser celle qu'il devait aimer ce soir.
Dimanche, à 21h, nous répéterions à nouveau la Mouette. Je serai à nouveau Trigorine. Elle serait à nouveau Nina.
01:23 Publié dans Très petits à moyens écrits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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