30.11.2008
Chers lecteurs
Chers lecteurs,
Vous êtes, si j'en crois les statistiques (toujours se méfier des statistiques) une centaine à venir jeter un coup d'oeil à mon blog de temps en temps... c'est un début !
Je voulais simplement vous remercier, vous demander de continuer (!), de ne pas hésiter à faire ma pub (!!) et de me pardonner mes périodes de silence... en ce moment par exemple... bon, je fais ma petite déprime d'hiver, donc, je ne suis pas très prolixe... la déprime est bien une maladie de privilégié, n'est-ce pas ? Ca me rappelle mon colocataire norvégien qui, lorsqu'on abordait le fait que la Norvège était le pays qui présentait le plus fort taux de suicide au monde, faisait remarquer que c'était également un des pays les plus riches... certes pas toujours très lumineux... mais ceux qui luttent encore pour survivre n'ont pas le loisir de déprimer... et encore moins de se suicider. Vous savez comment c'est dans ces moments là... on a envie de rien faire... on dort trop... tout paraît difficile... et évidemment, on est conscient de son état, et de la part de ridicule qu'il comporte... ce qui ne facilite pas pour autant la "guérison". J'ai la chance de guérir, en fait, chaque lundi matin, car mon boulot m'oblige à aller de l'avant, sans cesse... mais ce n'est qu'une demi guérison, puisque chaque dimanche, depuis environ un mois, je déprime ! Passons.
J'ai certes écrit une longue tirade sur François récemment... mais je la déteste déjà... non pas que je ne pensais pas ce que j'écrivais... mais qu'elle ressemble beaucoup trop à un feu de paille... j'ai tellement peur d'être un éternel feu de paille... avec toutes mes envies... professionnelles, artistiques, politiques... comment lâcher progressivement le point 1 pour développer, sérieusement, les points 2 et 3 ? Mais les points 2 et 3 ne sont-ils pas incompatibles ? Aujourd'hui, un poil quand même... un ministre n'a pas le temps d'aller slamer ou jouer une pièce de théâtre... et si c'était cela, aussi, que je rêvais de voir changer? Un pouvoir moins concentré, mieux réparti, qui laisserait le temps à ceux qui l'exercent de ne pas faire que cela... y compris au plus haut niveau... la notion de plus haut niveau, étant, quoi qu'il arrive, à revoir.
J'avais tellement de chose à vous dire... mais comment savoir si elles n'avaient pas déjà été dites ? (Je lis si peu !!!). Comment savoir si elles valaient la peine d'être dites ? Que penser de mes "illuminations" ? Car j'en avais, vraiment, je voyais des choses, le monde autrement... et tout me paraissait si limpide, si possible, si génial aussi ! Pas ce que je pensais, j'entends, mais le monde tel que je l'imaginais...
Il fallait que je vous le décrive... je tenais sans doute là mon premier roman. Un roman d'anticipation, ou de science fiction, qu'en sais-je ? J'avais envie de vous peindre la France dans 100 ans, telle que je la rêvais. Mais le défi allait être de taille. Il allait falloir que je fasse preuve d'une patience qui, jusqu'à aujourd'hui, me fuyait... il ne s'agissait pas de vous écrire 2 notes, dans une catégorie nouvelle (ma "Petite Histoire de France" a ainsi eu une vie assez courte...)... il s'agissait de construire et d'écrire un livre... ce qui impliquerait du travail de recherche pour éviter de dire trop de stupidités... du temps, du temps, beaucoup de temps... et de vous parler moins, car si je travaille à la rédaction d'un livre, sans doute aurais-je moins de temps pour divaguer sur tout et n'importe quoi comme je le fais aujourd'hui...
Je ne sais, évidemment, pas par où commencer.
Encouragez moi par la pensée, si vous avez envie de lire ce livre un jour.
Bon début de semaine à tous,
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23.11.2008
Le retour de François !
Après une année blanche pour ne pas dire noire, François Bayrou est de retour. Je l’ai entendu tout à l’heure à la radio et je dois dire que j’ai été surpris. Plutôt agréablement.
Comme vous, je m’endormais… les magazines politiques virent au people, les journaux ne savent plus par quel bout prendre la « crise », mais ne parlent que de ça. Lorsqu’ils ne parlent pas des guerres internes au PS. Je ne regarde pas la télévision donc je ne sais pas trop ce qu’on y raconte mais je doute que ce soit bien différent. Et je travaille, j’ai des loisirs, je me pose des questions sur mon petit moi… mais au fond, l’absence de projet politique à la fois crédible et enthousiasmant, en France, me travaille terriblement. Il est probable qu’Obama tendra la main à l’Europe. Serons-nous digne de la recevoir ? Serons-nous en mesure d’être une réelle force de proposition dans la nécessaire refonte du système financier ? Nous sommes face à un défi passionnant, historique par son envergure et la responsabilité qu’il implique : penser un nouveau système, mondial, en conservant tout ce qu’il y a de bon dans le système actuel, car il y a du bon, et en s’appuyant sur des technologies dont ne disposaient pas les derniers « grands hommes » (qu’ils soient d’un bord ou de l’autre). Un système qui corrige les excès du capitalisme financier, donne toute sa place à l’enseignement et à la culture (plus que jamais maltraités), réussisse le difficile le virage du développement durable. Tout en ne remettant jamais en cause la liberté individuelle et notamment, le droit de posséder (droit qui ne doit cependant pas devenir une espèce de devoir). Un système, qui, en mettant en place un certains nombre de garde-fous, humains et techniques, fasse en sorte que la cupidité, la soif de pouvoir, l’avarice… ne puissent pas s’exprimer aussi facilement et naturellement qu’elles le font aujourd’hui (consciemment ou inconsciemment). J’aurais la prétention de m’auto-citer : « Veillons chacun à ce que le destin des coquins soit une coquille vide ». Les vautours planent déjà autour des cadavres de la crise….
Il m’arrive de penser à tout ça. Et puis il m’arrive, comme à beaucoup d’entre vous, je présume, de me dire que tout cela est une utopie. Qu’il y a toujours eu des guerres. Toujours eu des riches et des pauvres. Toujours eu des inégalités. Qu’aujourd’hui, quand même, notre espérance de vie est grande et notre vie plutôt confortable comparée à ce que cela pouvait être dans le passé. Que nous sommes des hommes libres. Alors merde, profitons-en ! Au diable les africains qui meurent de faim ou les tchétchènes qui se font massacrer ! Au diable le conflit israélo-palestiniens ! Au diable les terroristes ! Ils taperont sur les Américains et les Anglais, pas sur nous (nous ne prenons pas forcément la bonne voie pour cela…) Au diable - aussi - les anticapitalistes qui sont de gentils rêveurs mais pas le genre de gens à qui je confierais le destin de mon pays. Eh ! Exercer le pouvoir, c’est du boulot les gars !
C’est François qui m’avait redonné cet élan. J’en entends déjà rire. Et bien, pour les joueurs de belotte, je sur-coinche ! Oui, j’avais trouvé François Bayrou – qui m’avait beaucoup déçu depuis un an – plutôt convaincant dans son rôle d’opposant. Pendant que le parti socialiste était occupé à compter – pour la deuxième fois – avant une troisième sans doute – des bulletins, il était au micro de France-Inter. Il était venu nous alerter. Nous mettre en garde. Signaler son désaccord avec un certain nombre de mesures qu’était en train de prendre, pendant ce temps là, le gouvernement. Dont certaines lois, importantes, qui sont en train, ou vont peut-être, modifier, en profondeur, notre modèle de société. Sur l’éducation, les retraites, l’audio-visuel, l’indépendance de certaines professions… il abordait également notre relation avec l’Allemagne qui se dégradait de jour en jour. Ainsi que le nécessaire plan de relance au niveau européen, avec, pourquoi pas, des politiques de grands travaux. Il a évoqué l’isolation des bâtiments anciens. Très bonne idée. Apparemment déjà proposée par Sarkozy ? Il l’approuve et le soutient. Mais dans les faits, rien n’avance vraiment. Et pour cause !
La question du financement n’a pas été abordée… je vais m’y essayer… il faudra faire preuve d’inventivité, en pensant des modes financements nouveaux, qui intègrent des logiques de long-terme et des critères qualitatifs, qu’ils soient environnementaux ou sociaux. L’aspect financier venant sanctionner l’efficacité des actions menées. L’efficacité au service de projets politiques. Et non l’efficacité pour l’efficacité. Cela est au cœur du sujet de la réforme du système financier. Il faudra également de la poigne, pour éviter que des logiques purement financières , qui ne bénéficient qu’à une infime majorité de grands actionnaires - et à la nouvelle classe que je qualifie « d’ouvriers de la finance » - ne rendent impossible la réalisation d’actions qui s’imposent aujourd’hui à nous, si nous souhaitons pouvoir être à nouveau fier d’appartenir au genre humain. Il n’est pas glorieux de s’accommoder d’un système qui, malgré notre degré élevé de connaissance et les possibilités illimitées qu’offrent les nouvelles technologies, voit s’accroître les inégalités tout en consommant plus de ressources que la terre ne peut en produire… Je n’ose imaginer les scénarios catastrophes. Des émeutes (il y en a déjà). Des guerres (aussi). Des morts (aussi). Beaucoup. Beaucoup plus qu'ajourd'hui. Je préfère imaginer une issue plus douce, ou le système n’imploserait pas, mais où on lui aurait fait subir un certain nombre de transformations profondes qui lui permettrait de poursuivre sa route. Il faut que le pouvoir politique, qui est le seul à avoir la légitimité populaire, reprenne le dessus sur le pouvoir financier. Et il faut créer pour cela des instances mondiales élargies et fortes. Un gouvernement mondial. Le G7 à vécu.
Je m’éloigne ici du cœur de l’actualité. Un mot tout de même sur la loi sur l’audiovisuel qui doit être votée la semaine prochaine. Il s’agit de faire nommer le président de tout le service public par l’exécutif. Il s’agirait d’une entorse profonde à un des piliers de la démocratie qui est la séparation des pouvoirs. Sarkozy fait du Berlusconi. Il faut réagir ! Je soutiens François Bayrou dans sa volonté de voir déposer une motion de censure. Hélas, le pauvre n’a pas assez de députés pour le faire seul. Il devra espérer que les socialistes se réveillent et acceptent de jouer le jeu… le risque étant qu’ils soient vexés de s’être fait doubler sur ce coup… sauront-ils faire preuve de grandeur, comme l’appelle de ses vœux Mr Ayraux, le président de leur groupe à l’assemblée nationale ? Je les y encourage.
J’espère que l’on aura l’occasion de réentendre François dans les prochains jours. Je n’ai pas évoqué tous les sujets qu’il a soulevés. Il avait travaillé. Il était au courant, mieux que les journalistes, des toutes dernières lois ou amendements qui circulaient à l’assemblée… il est sur le terrain, deux à trois jours par semaine. En somme, il fait son job de député de l’opposition. L’œil vif, le sourcil brillant, Bayrou, que l’on raille souvent, a été bon. Il nous a mis en garde. Alors que nous n’étions plus sur nos gardes. Bien que toujours un peu hésitant par moments, son discours était plutôt brillant. Ses références, classiques, mais bien choisies. Son petit côté littéraire est rafraîchissant.
L’homme peine à décliner ses idées en propositions concrètes. L’homme accuse plus qu’il ne propose. François Bayrou est un intellectuel, pas un homme d’action. Mais il donne des pistes. Il incarne des valeurs justes et rassurantes. Il n’est pas dénué d’un certain charisme. Bien sûr, il est en plein calcul politique. Mais pour qui souhaite un jour arriver aux responsabilités, cela est inévitable.
Il a désormais besoin d’un parti. La naissance du Modem est lente est pénible. J’y ai glissé le bout de mon nez il y a quelques temps. Hélas, j’ai vite été confronté à un certain nombre de choses qui m’ont fait douter du fait que le Modem puisse être un parti « pas comme les autres ». J’ai même été très déçu par la tournure qu’ont prises les élections municipales. Peut-être François Bayrou a-t-il montré là certaines de ses limites en tant que leader politique... ou peut-être que le Modem, portant des restes d'UDF en son sein, avec ce que cela implique comme histoire, ne peut incarner, profondément, le changement ?
C'est pourquoi je n'ai pas renouvelé ma cotisation. Trop de doutes. De plus, il est trop tôt pour parler de 2012. Je partage en revanche l'idée selon laquelle être de droite ou de gauche n'a plus réellement de sens. Il faut occuper un nouvel espace, peu importe où il se trouve, où se rassembleront tout ceux qui souhaitent que les choses changent, vraiment, sans effectuer un retour en arrière (que la gauche de la gauche incarne, selon moi), ni une fuite en avant (celle du gouvernement). Cela peut-être au Modem... ou ailleurs?
21:04 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.11.2008
Duel céleste
De fines gouttes de pluie caressent mon visage,
D’âgées brindilles se dressent, devant le paysage.
Allongé sur la butte, je contemple le ciel
Où soleil et nuages s’affrontent en duel.
Derrière les monstres gris, de blanches lueurs crient.
Réussissant parfois d’héroïques percées,
Elles fondent en un rayon sur les monts et vallées,
Redonnant aux couleurs de l’automne toute leur vie...
Avant de de s’effondrer, dans un râle étouffé,
Décapitées ; victimes d’une lutte sans merci.
Un instant, j’aperçois, en personne, leur roi.
Mais il a le teint pâle et l’allure hésitante.
Sa céleste ennemie, au final, le vaincra.
La reine humide était, aujourd’hui, plus battante.
23:50 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.11.2008
Anonymat
Suite à plusieurs remarques de mon entourage, j'ai décidé de donner à ce blog le caractère le plus anonyme possible. Après relecture de toutes mes notes, j'ai pu constater qu'il l'était déjà assez... à part le nom de mon entreprise et quelques prénoms, aucun signe de mon identité ou de celles des personnes citées.
Le nom de mon entreprise est devenu Gbiz.
Tous les prénoms sont devenus leur première lettre, suivie d'un numéro (je connais parfois plusieurs personnes ayant un prénom commençant par la même lettre !), suivie de .m pour les garçons et .f pour les filles.
Seule Marie a échappé à cette décapitation... elle était trop souvent citée... quoi qu'il arrive, pour ceux qui me connaissent, le subterfuge M.f n'aurait pas fait illusion... et pour qui ne me connaissent pas, Marie reste un prénom suffisamment répandu pour entretenir le doute...
22:56 Publié dans Actu du blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.11.2008
Grains de sable
J'avais envie de shooter dans la poubelle... les grosses poubelles vertes qui traînent dans le rues... la renverser... et crier, devant tout le monde... "Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?? On ne peut même plus dégommer des poubelles tranquille ? Allo ??? Allo ???"... ok, j'en rajoute un peu, j'avais juste envie de frapper la poubelle avec mon pied. C'est finalement ma mallette qui a frappé un poteau. Puis je me suis emparé du Direct Soir que j'ai roulé en rouleau (logique) et que j'ai utilisé pour fouetter chaque poteau que je croisais. Jean-Marie Bockel, qui faisait la couverture, a dû le sentir passer. Le tout était fait dans une relative discrétion.
Je ressentais cet effet qui maintenant m'est assez familier le vendredi vers 19h... le pic de caféine... car j'abusais du café le vendredi... mais ce n'était pas cela qui m'avait donné envie de fouetter les poteaux. C'était elles. Encore elles.
Elle prenait à droite. Je continuais tout droit. Encore une dans le sac de laquelle je n’avais pas réussi à glisser discrètement ma carte de visite. Exercice délicat. Et puis, ma carte de visite professionnelle ne faisait pas l’affaire. Chargé d’études… 75116… pas assez romantique. Je la sortais toujours mais jamais avec la volonté vraie de m’en séparer. En réalité, je m’entraînais. Pour quand je me serais fait faire ma carte de visite « d’artiste ». Je constatais en attendant qu’il serait difficile de la disséminer aisément dans les sacs à mains des femmes*… et oui, j’en étais encore là… à parler des femmes ! A Paris, elles étaient jolies, elles étaient partout, sauf dans mon lit ! Le temps d'un trajet de métro, elles étaient au moins quatre ou cinq à avoir arrrété mon regard.
La palme ne revenait pas à celle qui avait pris à droite alors que je continuais tout droit. Elle était pourtant très mignonne. Je l'avais suivie dans les couloirs (elle sortait d'un wagon voisin) mais n'avais pas pris le même escalier qu'elle pour sortir place de la Nation (j'empruntais un racourci "d'intitié")... j'avais attendu de la voir surgir de l'escalator (mon racourci était un vrai racourci)... oui, elle était vraiment très mimi... je l'avais suivie à nouveau, une cinquantaine de mètres, jusqu'à ce qu'elle traverse l'avenue... je savais pertinemment que cela ne rimait à rien... je fais souvent des choses dont je sais pertinemment qu'elles ne riment à rien. La palme ne revenait pas non plus à celle-ci, dont l’air vulgaire-salope-ténébreuse m’avait interpelé lorsqu’elle s’était levée pour sortir. Ni à celle-là, grande et fine (taille mannequin); blonde ; la trentaine ; classe (même si le haut de son jean présentait un léger accroc). Ni encore à cette dernière, un quart de siècle environ, brune, mi classique, mi décontractée, teint mate, beauté naturelle (mais l’air tendue).
La palme revenait à cette dame, qui pouvait avoir entre 35 et 45 ans, et qui m’a fait face d’Iena à Charonne. Cheveux noirs. Yeux noirs. Très pâle. Mais quelque chose de très chaud dans le visage. On aurait dit l’Andalousie. Des lèvres discrètes et généreuses. Un manteau bleu marine cousu de grands motifs en forme de roses rouges. Un chemisier violet, que j’apercevais à peine mais qui était, de toute évidence, élégant. Un châle dans les tons violets également ; avec un peu d’ocre, je crois. Une jupe… verte ? Oui sans doute, verte kaki pâle. Des collants marron clair. De jolies petites chaussures noires à boucles. Une grande dignité. J’étais absorbé. Je l’ai contemplée presque tout le trajet. A aucun moment elle n’a croisé mon regard. Se sentait-elle observée ? Je ne reluquais pas. J’admirais. Le plus discrètement possible. A-t-elle senti la chaleur à la fois douce et passionnée qui s’échappait - par instants aussi brefs que puissants - de mes yeux ? Ou ne m’a-t-elle-même pas remarqué ? Etais-je pour elle un élément du décor métrotique parmi d’autres ?
Quand elle a pris à droite, j’ai vraiment eu l’impression qu’elle me fuyaient toutes. Ou plutôt, qu’elles m’échappaient. Elles étaient comme le sable dans la poignée de la main. On le sent, un moment. Il est chaud. Puis s’enfuit. Insaisissable. En milles grains…
* selon T.m, cette pratique relèverait d'une attitude de serial-killer... oh ! Je suis un timide, pas un criminel ! Il trouverait beaucoup plus naturel que je leur tende ma carte, avec un grand sourire, en leur disant un truc du genre "Je vous trouve ravissante, je vous donne ma carte, ce serait un plaisir pour moi de vous revoir"... ok, je vais y réfléchir, mais franchement, il faut oser... j'y ai déjà pensé, bien sûr... et ce n'est pas tant le refus de la personne elle même qui me fait peur... mais dans le métro... sur la 9 qui plus est... aux heures de pointe... on est quatre par m²... c'est le regard des autres qui me gêne le plus... faire ça devant tout le monde... alors que c'est un truc personnel, merde! Fermez les yeux! Laissez-moi tenter ma chance en paix ! Je vous demande de fermer les yeux une fois toutes les deux stations ? Et alors ? Vous pouvez me demander la même chose si vous voulez! Je saurai passer mon tour. Les gens s'en foutent? Ne me regarderont même pas ? Ils en ont vu d'autres ? Ok, je vais réfléchir, vous dis-je.
21:28 Publié dans Très petits à moyens écrits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.11.2008
Obama
Je n'avais même pas eu le temps de lire les journaux aujourd'hui. J'avais vu les couvertures.
J'étais vraiment très fatigué et ne pouvais donc m'étendre sur un sujet pourtant aussi passionnant qu'historique. Peut-être en valait-il plus la peine que ce que j'avais à faire demain. Mais chacun doit faire ce qu'il a à faire. N'est-ce pas ?
Donc je me contenterais de saluer cette victoire.
De même que l'élégant discours du perdant.
Qui m'avait-dit aujourd'hui - ou peut-être il y a quelques jours - "il y a longtemps qu'un homme politique n'avait pas fait rêver comme Obama" ? Je ne sais plus, mais cette personne avait bien raison.
Alors rêvons un peu.
00:29 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
