20.02.2009
Je bosse dur
Je bosse dur,
Alors que le monde professionnel ressemble à une vaste imposture…
Certains changent de poste comme de chaussures,
D’autres pipotent la conjoncture, hypothéquant le futur…
Nous on riposte à coup de factures, qui hélas ne défilent pas à toute allure…
Les temps sont durs… mais les ordures ne sont pas pris en filature,
C’est ordinaire, et ce depuis des millénaires,
Ce sont les petits qui trinquent, qui dépriment le coude sur le zinc,
Pendant que leurs patrons trinquent au champagne, préparant leur prochaine campagne
De communication pour justifier la réduction des effectifs…
Et oui les pauvres sont victimes des objectifs
Que leur imposent leurs actionnaires !
Qu’il faut à tout prix satisfaire !
Saloperie de système pervers, où les patrons ne sont plus maîtres en leur maison !
Tout ça a comme un air, de monde à l’envers…
Malgré la crise de grandes banques annoncent des bénéfices,
Mais en est-on si sûr ? Et s’ils étaient factices ?
Certains fonds se fissurent, n’est-ce pas Natixis ?
Et au fond, qui sait vraiment comment on mesure ?
J’entends dire qu’on va dans le mur…
Mais rares sont ceux qui ont pris la mesure de l’ampleur de l’usure
De la notion de progrès, qui pourtant guide les raisonnements de tous nos gouvernants…
Barack Obama annonce la construction de routes et de ponts…
A la bonne heure ! J’aurais du faire ingénieur !
Partir bosser au States pour émarger en Dollars,
Prendre la grosse tête et puis un peu de lard,
Enchaîner les emplettes, y compris d’œuvres d’art,
Brasser des pépettes, ne jamais broyer du noir…
Mais je dois être trop honnête, ou trop esthète, ou trop ignare…
Et j’ai du mal à voir la vie en rose ;
J’avoue parfois je pose, seul, devant mon miroir,
En récitant des proses dont je fais toute une histoire.
Tantôt nu, en sortant de la douche,
Tantôt saoul, quand j’ai bu à la louche,
Ou encore en costume, car une fois peut être coutume…
Mais toujours tard. Car le matin, j’en chie,
Je navigue en sous marin dans les eaux troubles de la vie.
Si nécessaire, j’assure, mais d’ordinaire, j’endure…
Mon esprit est une fleur, qui s’ouvre tous les soirs,
J’avoue parfois il a peur, et pire, perd espoir.
Alors je me sens triste.
Il faut avoir la foi pour essayer d’être centriste.
Viser sans cesse le juste milieu, cet équilibre capricieux,
Sans tomber dans le piège à con de la consternante indécision…
Alors j’abdique.
Et constate que je néglige mon bonheur physique.
Je ne parle pas du fric, mais du fait de fricoter,
De ce côté-là, je ne sais pas pourquoi, depuis qu’elle m’a quitté
Je suis sous côté… pourtant je ne pense pas fauter…
J’ai dû rater une vérité… je n’ai pas trouvé la clé
Qui donne accès à tous les clitoris.
Par peur que l’excès de sexe ne nuise au romantisme,
Je me retrouve au régime sec, comme un guerrier… du pacifisme.
Je me dis au passage qu’il serait temps que j’arrête de fumer des pétards,
Ca fait un moment que j’y prétends, que je m’y apprête, que je m’y prépare…
Mais ça ne sera pas pour ce soir.
Passons et sans transition finissons-en :
Dans le grenelle de l’environnement,
Il y a le grenelle du bâtiment.
Les murs ont des oreilles
Mais les oreilles ne sont pas mûres
A entendre le discours de la réelle rupture.
17:24 Publié dans Slam | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.02.2009
Développement durable
Nous discutions boulot - chose qui arrive entre nous. AS.f me parlait du fait qu'elle se creusait la tête pour trouver une manière d'introduire véritablement la notion de développement durable dans le sport. Je venais de rater quelques unes de ses précédentes phrases. Le mot "développement durable" me fit sortir de mes rêveries.
"Décidément, le développement durable est partout"... dis-je.
AS.f ne réagit pas immédiatement. Je réfléchissais. Je me repris.
"Le développement durable est sur toutes les lèvres".
00:06 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
