26.05.2009
Vers neutres d'un lundi soir
Toujours la même musique,
Et le même verre magique.
Il est seul, comme son petit buveur,
Vieille heure, minuscule lueur.
Ma poétique affronte ma raison intraitable,
Qui, sèche, hache mon verbe, et le rend incapable,
D'exprimer, libéré, l'indicible beauté.
Comme une triste gerbe, qui ne peut s'animer.
Je me souviens la rue, leur cris, leur rire, la pluie
Transperçant ma chemise. Elles disparaissent encore.
Et le métro m'avale; il transporte mon corps.
La nuit sera trop courte, mon sommeil un faux pli.
Grand Duché, accueille moi ! Mais quelle est-ton histoire ?
Pourquoi je viens à toi ? C'est l'argent qui m'amène !
Petit coeur de l'Europe, je t'aime sans te savoir,
Demain, après demain, apaiseras-tu ma peine?
02:02 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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