28.05.2009
Flaubert envoie du lourd
La folie est le doute de la raison.
C'est peut-être la raison elle-même.
Qui le prouve?
Gustave Flaubert
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26.05.2009
Vers neutres d'un lundi soir
Toujours la même musique,
Et le même verre magique.
Il est seul, comme son petit buveur,
Vieille heure, minuscule lueur.
Ma poétique affronte ma raison intraitable,
Qui, sèche, hache mon verbe, et le rend incapable,
D'exprimer, libéré, l'indicible beauté.
Comme une triste gerbe, qui ne peut s'animer.
Je me souviens la rue, leur cris, leur rire, la pluie
Transperçant ma chemise. Elles disparaissent encore.
Et le métro m'avale; il transporte mon corps.
La nuit sera trop courte, mon sommeil un faux pli.
Grand Duché, accueille moi ! Mais quelle est-ton histoire ?
Pourquoi je viens à toi ? C'est l'argent qui m'amène !
Petit coeur de l'Europe, je t'aime sans te savoir,
Demain, après demain, apaiseras-tu ma peine?
02:02 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.05.2009
Vers noirs d'un dimanche soir
Mon cerveau déborde,
Mais mon coeur est vide,
Auriez-vous une corde ?
Pour pendre ce monde avide...
16:25 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.05.2009
Le masque de l'amour
Pourquoi ne m’embrasserait-elle pas ?
Pour quelques verres de moins,
J’aimerais sentir ses bras,
Autour de mes reins.
En attendant, sur cette plage,
Le vent est mon compagnon.
Lui n’a ni attente, ni âge,
Ni angoisse, ni ambition ;
Mais toujours une direction,
Changeante, volage,
Créatrice de tourbillons
Qu’empreintent les cerfs volants
Ou qu’engloutit l’Océan.
Le masque de l’amour
S’invite alors
Au bal de mes pensées.
Muant encore,
Sur un corps sans visage,
Il accourt
En prenant un air sage
Auquel mes yeux sont sourds.
Et voilà l’amitié,
Drôlement déguisée.
Je l’aborde intrigué.
« Ma chère amie, voyez,
Cet étrange courtisan,
Qui souvent va masqué,
Vous ressemble étrangement …»
« Cher humain, écoutez,
Le monde des sentiments
Est comme vous le savez,
Plein de subtilités… »
Déconcerté je guette, en vain, la vérité,
Cette âme vénérable, que l’on m’a tant vantée,
Mais jamais présentée, mais jamais présentée.
Puis revoilà le doute, redoutable hâbleur,
Petit être malingre, véhément, vil félon,
Inlassable lieur de veines conversations,
Qui sans cesse s’enquiert de mes affaires de cœur…
Je cherche du regard ma grande amie l’action,
Qui en maintes circonstances, m’est d’un précieux secours…
Face aux grands sentiments, mystérieusement, toujours,
Elle s’absente et me laisse, seul, aveugle, sans frisson.
Je veux abandonner,
Et envoyer au diable,
Toutes ces piètres pensées…
Elles ne sont que des fables !
Mais le masque à nouveau,
Est redevenu beau,
Est redevenu lui,
Inimitable vie.
Léger, il virevolte.
Derrière lui, des yeux.
Un duo en révolte.
Ils doivent être à elles deux !
L’un est sage, l’autre fou,
L’un lointain, l’autre là,
L’un piquant, l’autre doux,
L’un connu, l’autre pas.
Je ne sais,
Je ne sais,
Hôte fantasque,
Livre-toi !
Je ne sais,
Je ne sais,
Tombe le masque,
Embrasse-moi !
23:44 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.05.2009
Millionnaire
Pour devenir millionnaire aujourd'hui, par la seule force de son travail, il faut, à mon avis, être soit criminel, soit suicidaire.
PS: à ceux qui rétorqueront que je n'ai pas mentionné le génie, je répondrai que le génie a quelque chose de criminel, ou de suicidaire.
23:52 Publié dans Phrases | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
