05.10.2008

Petite Histoire de France (3)

[Toute note classée sous le thème "Petite histoire de France" est une reprise fidèle de passages du livre "Petite Histoire de France", de Jacques Bainville. Ce livre, destiné aux écoliers, et dont la première édition ne date pas d'hier mais de je ne sais quand, livre de l'histoire de notre pays une vision comment dire ... à droite ? conservatrice ? souvent simpliste ? béliqueuse ? ... peu importe... j'en déconseillerais une lecture non nuancée à des enfants, mais pour des adultes, c'est l'occasion de (ré)apprendre en s'amusant ! L'avantage de la rubrique spéciale est de pouvoir reprendre au début pour ceux qui l'auront manqué. Bonne lecture !]

"Dans la suite, les Gaulois tentèrent plusieurs fois de se révolter, mais ce fut inutilement. [...] Alors, les Gaulois comprirent qu'il ne servirait à rien de résister d'avantage. [...] Les vainqueurs leur avaient appris toutes sortes de choses qu'ils ne connaissaient pas, par exemple à construire de belles maisons de pierre au lieu de cabanes en bois. [...] Cependant, derrière le Rhin, il y avait toujours ces insupportables Alamans, ou Allemands, qui rêvaient d'entrer en Gaule où il y avait tant de richesses et où l'on vivait en abondance. Derrière ces Germains, s'agitait une foule de peuplades, Goths, Wisigoths, Ostrogoths, Vandales, Huns, d'autres encore qui n'étaient pas moins avides de bonnes terres, de pillage, de butin. [...] Tout alla bien tant que Rome fut forte [...] Mais un jour vint où la surveillance se relâcha [...] Alors une nuée de Barabres s'abattit sur notre pays. [...] Dans ces invasions, la plus terrible fut celle des Huns, qui venaient du fond de l'Asie sur leurs petits chevaux. Avec leur peau noire et leurs grandes oreilles, ils ressemblaient à des diables ou à des ogres. [...] On appelait Attila, leur roi, "fléau de Dieu", et l'on disait que l'herbe ne repoussait pas où il avait passé. Cette fois [...] les Gallo-Romains eurent l'énergie du desespoir. Ils mirent à leur tête un bon général, Aetius. Et ils furent aidés par d'autres barbares, les Francs, qui, meilleurs et plus civilisés que les autres, étaient devenus leurs amis. Il y eut une immense bataille aux champs Catalauniques, en Champagne. Cent soixante mille hommes y périrent. Enfin, Attila fut vaincu et il s'enfuit avec ce qui lui restait de ses Huns, au galop sur leurs petits chevaux."

NDLR: On notera qu'Aetius, l'homme fort de l'empire Romain à cette époque, a été élevé une partie de son enfance à la cour du roi (ou prince) hun Roas, oncle d'Attila. Une grande amitié naquit entre les deux jeunes hommes. On peut penser, qu'implicitement, ils rêvaient de se partager le monde. L'Ouest pour Aetius. L'Est pour Attila. L'histoire - et le caractère imprévisible d'Attila - en décidèrent autrement. On notera également, qu'aux côtés d'Aetius et des Francs, Burgondes, Saxons, Alains et Wisigoths combatirent contre les Huns en 451. Attila ne s'arrêtera cependant pas là: il mettra à nouveau l'empire d'Occident à genou, en 452, en envahissant l'Italie, mais renoncera au dernier moment à prendre Rome, après un entretien avec le Pape Léon Le Grand. Après Constantinople et Paris, Attila épargne une fois de plus la capitale. Il meurt en 453, d'une trop grande absorbtion de nourriture et d'alcool, alors qu'il préparait une ultime campagne. Son royaume ne lui survivra pas. Aetius fut assassiné en 454 par l'empereur Valentinien III, inquiet de la popularité de ce païen qui avait tout pour devenir empereur. L'empire Romain devait disparaître 22 ans plus tard.

02.10.2008

Petite histoire de France (2)

 

[Toute note classée sous le thème "Petite histoire de France" est une reprise fidèle de passages du livre "Petite Histoire de France", de Jacques Bainville. Ce livre, destiné aux écoliers, et dont la première édition ne date pas d'hier mais de je ne sais quand, livre de l'histoire de notre pays une vision comment dire ... à droite ? conservatrice ? souvent simpliste ? béliqueuse ? ... peu importe... j'en déconseillerais une lecture non nuancée à des enfants, mais pour des adultes, c'est l'occasion de (ré)apprendre en s'amusant ! L'avantage de la rubrique spéciale est de pouvoir reprendre au début pour ceux qui l'auront manqué. Bonne lecture !]

"Mais les Gaulois devaient être plus tard vaincus par les Romains [...] ce qui prouve que, dans ce monde, c'est à chacun son tour.

Les Gaulois n'auraient jamais cessé d'être les plus forts s'ils avaient été unis. Malheureusement pour eux, ils avaient l'habitude de se quereller et même de se battre entre eux. Et c'est pourquoi ils perdirent leur liberté.

Ils avaient, de l'autre côté du Rhin, des voisins très batailleurs et très méchants, qui s'appelaient alors les Germains et que nous appelons les Allemands. Les Barbares de Germanie profitèrent des disputes des Gaulois pour envahir la Gaule."

Remarque : les Gaulois, eux sont très gentils. Jamais ils n'ont, par exemple, tué tous les sénateurs romains après avoir sacagé la ville.

 

30.09.2008

Petite histoire de France (1)

[Toute note classée sous le thème "Petite histoire de France" est une reprise fidèle de passages du livre "Petite Histoire de France", de Jacques Bainville. Ce livre, destiné aux écoliers, et dont la première édition ne date pas d'hier mais de je ne sais quand, livre de l'histoire de notre pays une vision comment dire ... à droite ? conservatrice ? souvent simpliste ? béliqueuse ? ... peu importe... j'en déconseillerais une lecture non nuancée à des enfants, mais pour des adultes, c'est l'occasion de (ré)apprendre en s'amusant ! L'avantage de la rubrique spéciale est de pouvoir reprendre au début pour ceux qui l'auront manqué. Bonne lecture !]

 

"Il y a bien longtemps [...] notre pays s'appelait la Gaule [...] Ses habitants, [...] les Gaulois, étaient de haute taille et ils portaient de longues moustaches qui leur donnaient un air guerrier [...] C'est pourquoi ils allaient parfois guerroyer dans des pays lointains. Ils prirent même la grande ville de Rome [ndlr, vers 390 av. JC], et les Romains furent [...] épouvantés [...] Beaucoup s'enfuirent; mais les vieux sénateurs étaient restés chez eux, assis sur de longues chaises, pour donner l'exemple du courage. Les Gaulois étaient si naïfs qu'ils prirent ces vieillards pour des statues. L'un d'eux, afin de s'en assurer, tira la barbe d'un sénateur, qui lui donna un coup de baton. Alors les Gaulois les tuèrent tous."